Budget
Comment choisir son agence web
Les dix questions qui distinguent un prestataire sérieux, les réponses qui doivent alerter, et comment comparer trois devis qui ne se ressemblent pas.
Vous avez trois devis. L’un est à 3 000 €, l’autre à 9 000 €, le troisième à 22 000 €. Ils décrivent le même projet. Voici comment les départager.
Les dix questions qui comptent
« Le code m’appartient-il ? » Si la réponse est non, ou floue, vous louez votre site. Le jour où vous voudrez changer de prestataire, vous repartirez de zéro. Une réponse acceptable est écrite dans le contrat, pas donnée oralement.
« Que se passe-t-il si j’arrête de payer l’abonnement ? » Sur beaucoup d’offres à mensualité, le site s’éteint. Ce n’est pas illégitime — c’est un modèle — mais il faut le savoir avant de signer, pas trois ans plus tard.
« Qui écrit les textes ? » C’est la première cause de retard sur un projet web, très loin devant la technique. Si le devis ne le précise pas, c’est vous, et le planning annoncé est fictif.
« Comment mesure-t-on que ça a marché ? » Un site sans objectif chiffré ne peut être ni réussi ni raté. Demandes reçues, appels, réservations : l’indicateur se décide avant, pas après.
« Qui va réellement travailler dessus ? » Dans certaines structures, la personne qui vend n’est pas celle qui code, et la personne qui code change trois fois. Demandez qui sera votre interlocuteur dans six mois.
« Puis-je voir un site livré il y a deux ans ? » Un portfolio montre des projets neufs. La vraie question est de savoir ce qu’ils deviennent : est-il toujours en ligne, toujours rapide, toujours à jour ?
« Que se passe-t-il après la mise en ligne ? » Correctifs, évolutions, délais d’intervention, et surtout : y a-t-il un engagement de durée ? Un prestataire confiant n’a pas besoin de vous retenir.
« Où sont hébergées mes données ? » Question de conformité si vous collectez la moindre donnée personnelle — c’est-à-dire dès qu’il y a un formulaire.
« Le référencement est-il inclus, et jusqu’où ? » « Optimisé SEO » ne veut rien dire. Demandez ce que ça recouvre précisément : structure, données structurées, performance, contenu ? Voir référencement naturel.
« Qu’est-ce qui n’est pas compris dans ce prix ? » La meilleure question de toutes. Un devis sérieux liste ses exclusions ; un devis creux n’en a aucune.
Les réponses qui doivent alerter
« Première place sur Google garantie. » Personne ne peut le garantir. Ceux qui le promettent vendent soit des requêtes sans concurrence, soit des liens qui vous exposent à une pénalité.
« On vous fait ça pour 500 €. » Personne ne construit un site professionnel en deux jours. Vous recevrez un thème acheté, rempli à la va-vite, sans contenu — et vous le referez dans un an.
Un devis sans exclusions. Voir plus haut.
« On utilise notre propre CMS. » Sauf raison précise, c’est un verrou : vous ne pourrez plus jamais partir sans tout refaire.
Aucune question sur votre activité. Un prestataire qui chiffre sans avoir cherché à comprendre ce que vous vendez chiffre au hasard.
Comment comparer trois devis incomparables
Ramenez-les tous à la même grille :
| A | B | C | |
|---|---|---|---|
| Nombre de gabarits (pas de pages) | |||
| Contenu rédigé par | |||
| Propriété du code | |||
| Coût récurrent an 2 et 3 | |||
| Délai d’intervention après livraison | |||
| Ce qui n’est pas compris |
Le nombre de gabarits est le bon indicateur de volume : trente fiches produit partageant la même mise en page coûtent à peine plus qu’une seule, alors que cinq pages ayant chacune sa structure représentent cinq conceptions.
Additionnez ensuite le coût sur trois ans, pas le devis initial. C’est souvent là que le devis le moins cher devient le plus cher.
Le signe le plus fiable
Un prestataire qui vous dit non.
Non, vous n’avez pas besoin d’une application, un site suffira. Non, ce CRM à 30 € par mois couvre votre besoin, ne développez rien. Non, cette fonctionnalité n’a pas sa place en version 1.
Celui qui accepte tout sans discuter chiffre ce que vous demandez, pas ce dont vous avez besoin. Et vous le découvrirez à la livraison.
Chez nous, le cadrage n'est pas facturé, et il arrive qu'il se termine par « prenez un outil du commerce ». C'est ce qui fait qu'on nous rappelle. Décrire votre projet.